Noël en Janvier...


Image Le retour des rennes multicolores et du traineau du gros rougeot aux flocons pelliculaires annonce clairement cette merveilleuse chanson qui fredonne doucement au coin de l'inconscient de tous les enfants joyeux : Noël... c'est Noël !!
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Et avec Noël : les cadeaux !! ImageImageImageImageImage
Dans ma liste, un unique souhait : la voir (...et peut-être un jour, l'avoir) :arrow: viewtopic.php?f=1&t=12367#p113930
Evidemment, c'est égoïste, comme souhait... mais je vais essayer de partager ce que j'ai pu ressentir...
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En entrant dans la manufacture Janvier, il faut oublier les codes habituels de l'horlogerie de luxe actuelle et se focaliser sur l'amour du travail horloger... Point de Lamborghini garée devant la maison : on serait plus adepte d'une belle Delahaye... à retaper :clin:
Image Repensez aux époques où l'on fabriquait des machines avec toute la fierté de créer quelque chose de génial - ce terme n'était pas galvaudé. Ces objets étaient signés comme si chaque ouvrier concourrait pour faire la plus belle oeuvre.
Les montres de Vianney Halter sont des oeuvres sans équivalent... Toutes les photos ne sauraient exprimer à quel point la somme de travail sur chacun des composants ressort de tout son éclat dans un tout qui est comme la plus parfaite démonstration de l'histoire entière de l'horlogerie ainsi que du raffinement de ce que le maximum est fait pour que la qualité soit optimum...
Songez plutôt : 7 jours pour tailler, graver, brosser, polir et finir une seule de ces aiguilles-soleils. Pas deux identiques !!
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De même, cette lune qui, selon le mécanisme d'Antide Janvier, indique par deux aiguilles à la fois son âge et sa phase, est un tout petit (2 mm. je crois...) et pourtant merveilleux bout de platine gravé et poli à la main pour reproduire l'aspect d'une lune pleine avec ses mers. Montée sur une aiguille, elle sera plus ou moins recouverte d'un autre disque, pour afficher sa phase... les deux aiguilles n'ont pas reçu le même traitement : c'eût été trop simple ! L'aiguille de lune est polie et bleuie et celle du cache est brossée. On tutoie ici les grandes oeuvres d'antan...
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Le boîtier... On pourrait se dire qu'une boîte est une boîte ; seule la qualité du design, du matériaux, du fraisage et des finitions pourraient distinguer une belle boîte d'une très belle boîte, et une très belle boîte de celle de la JANVIER N°1, mais non... il y a bien plus !
Là encore, le soin apporté aux rivets, au brossage, aux "pustules" (Hein Fabala !! Tu nous as bien fait marrer...) de la couronne qui sont des rivets en or insérés un à un dans les trous prévus et maintenus de l'intérieur par le cabochon également en or poli... un boulot d'orfèvre, rien que pour une couronne !!
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Le cadran... quoi de plus c..n qu'un cadran, me direz-vous ?! Pouvez-vous imaginer qu'une personne puisse passer des jours et des jours (et pas tout seul, en pusss) à faire tous les essais du monde pour obtenir LE cadran souhaité, c'est à dire ce cadran en argent gravé par les petite mimines de Madame la graveuse-polisseuse (pas confondre avec polissone !!) et traité de façon qu'il semble s'accaparer la lumière en ne restituant que la pureté d'un blanc sans reflet ? Pas de verni vieillissant... pas de procédé chimique complexe et mal maîtrisé... Le traitement a été très long à trouver mais le résultat n'a aucun égal sur le marché des cadrans, c'est garanti !!
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Tous les éléments constituant cette merveille sont à la même enseigne. Être témoin du dernier assemblage de cette montre, c'est comme assister à l'inauguration des Jardins de Babylone !! Tout a été pensé dans le sens du raffinement et de la qualité ultime. Admirez simplement le disque de la date en cours de gravage... les aiguilles à peine bleuies à la main (et sélectionnées pour qu'elles soient du même bleu !!!)...
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Cette montre est un chef d'oeuvre... Parce qu'elle est incontestablement belle à en crever et ne souffre aucune comparaison avec les productions modernes de grande ou même moyenne série... Ca n'est pas le but d'ailleurs, mais c'est un de ces chefs d'oeuvre qu'on ne se lasse pas d'admirer et qu'on finira bien (on l'imagine déjà) par trouver dans un de ces beaux livres sur les grandes oeuvres du XXIè siècle, son style étant intemporel. C'est aussi une merveille d'horlogerie : qu'on ne s'y trompe pas !
Equation du temps marchante (vous pouvez les compter sur les doigts d'une seule main, celles qui ont ça)... Phases et âge de la lune avec mécanisme à la mémoire d'Antide Janvier... Date... Remontoir automatique mystérieux (brevet VH), et qui marche (pas comme d'autre montres où, comme disait un ami chinois : "pour remonter montre, il faut faire boucou boucou sport !")... Et une montre réglée, incroyablement précise, qui s'amuserait du COSC... Une montre facilement réglable, enfin... Une montre portable... Une vraie montre, quoi ! Imaginez simplement la complexité du système central qui fait passer 6 aiguilles dans un même axe : et pourtant, elle tourne !
==> http://www.youtube.com/watch?v=Idi_W88iMGg

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[8] :photographe:


Cette "maison" est un lieu hors du temps, hors du monde tel qu'on l'aperçoit aux infos de 20 heures, hors de tout ce qui est nuisible...
La devise de JANVIER SA. pourrait être : "Sors tes doigts de là où ils sont coincés à s'engourdir !" :lol:
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Montre : parle-nous de toi.


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Plus c’est n’importe quoi, plus c’est pour n’importe qui, n’importe comment.
« No more secrets ». Nous sommes à l’ère de la transparence, l’époque où tout nous est dévoilé et parfois même avant de voir les effets, on connaît tout de la cause. Les films aux meilleurs effets spéciaux n’ont plus de secret pour personne. Les meilleurs tours de magie sont notés selon leur degré de technicité puisqu’on en sait les trucs. On sait même à quel point les publicités nous manipulent et pourquoi les rayons des supermarchés s’élargissent vers le fond et présentent toujours les produits aux meilleures marges en devanture, à hauteur des yeux. Nous ne sommes plus dupes : le café Grand-Mère n’est pas fabriqué par la sœur de la mère Denis et le directeur de la fabrication des confitures Bonne Maman est un homme jeune, célibataire et sans enfant. Pire, il ne fait plus aucun doute que le cochon dans mon saucisson Corse soit… chinois !
On sait tout, on nous dit tout !
Vous pensez maintenant qu’il s’agit d’une introduction pour la présentation d’une nouvelle montre squelette, n’est-ce pas ? Pourquoi pas… La Jaeger-LeCoultre Reverso « Art Déco » 822 squelette mériterait bien qu’on s’y attarde.
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Mais parlons plutôt de ce qu’on nous dit, tout à la fois.
Entre les média surdéveloppés qui nous racontent les coulisses de tout et les documentaires qu’on croirait réalisés grâce aux fuites des plus prodigieux espions dépassant tout ce qu’on a pu voir dans les romans de Tom Clancy ou John Le Carré, documentaires relatant l’incroyable vérité de ces études neuro-psycho-cognitives servant à l’asservissement des classes populaires ignorantes pour le bénéfice des nantis informés, nous ne devrions guère nous laisser manipuler par les slogans et les associations simplistes de ces vils marketeux dévoués à la cause de la surconsommation contemporaine.
Aucun d’entre nous, de ceux qui parcourons ce site horloger, ne devrait plonger dans l’admiration béate d’une Longines définie comme résultant d’une habileté pluri-séculaire transmise de génération en génération jusqu’à aujourd’hui, où la montre, certes très belle, n’emboîte tout de même qu’un mouvement industriel fabriqué presque entièrement par des machines dépourvues de tout autre métier que celui qui est inscrit dans leur programme. Personne ne devrait acheter une Speedmaster juste parce qu’il est tout le temps dans la lune.
Et pourtant…
« Jamais vous ne posséderez complètement une Patek-Philippe. Vous en serez juste le gardien pour les générations futures. »
« Breitling, l’instrument des professionnels. »
« Perrelet, inventeur de la montre automatique »
Quand on y songe consciemment, il paraît improbable que les montres Patek-Philippe soient déclarées patrimoine de l’humanité à l’UNESCO, que les pilotes professionnels se fient exclusivement à leur Breitling mécaniques ou que M. Joseph Florès ait tort.
Ces slogans, même si ça vous semble un énorme paradoxe, sont bien tirés de la vraie vie réelle, et… ils fonctionnent !
Niels Bohr, le prix Nobel de physique, répondait à un journaliste venu l’entretenir chez lui et qui s’étonnait de trouver un fer à cheval accroché à la porte d’entrée d’un grand physicien comme lui : « il paraît que ça porte bonheur même quand on y croit pas ! »
La plupart de ces discours marketing, de ces slogans, aussi ridicules paraissent-ils, fonctionnent tout de même relativement bien, jusqu’à un certain point, car les sciences cognitives sont plus fortes que notre conscience : les associations, les réflexes conditionnés ainsi que tous les conditionnements se font bien malgré nos possibilités de les maîtriser. Il y a longtemps que les grands maîtres de la manipulation de nos cervelets ont parfaitement compris les rouages de ces idées reçues. On peut bien les révéler, ils n’en demeurent pas moins efficaces, si l’on ne prend pas le temps de la réflexion pour redonner à la conscience sa suprématie sur l’inconscient.
Un exemple bête :
Sans perdre de temps, associez très vite les MOTS entre eux :
1) Bleu ......a) outremer
2) orange ......b) coquelicot
3) Rouge ......c) Agrume

Le temps de la réflexion. C’est justement au passage du sentiment à la raison, lors de la décision d’achat, qu’il convient de prendre son temps, de prendre le temps de la réflexion.
Or, c’est souvent là qu’il y a précipitation ! Et c’est bien sur ce point que comptent les vils marketeux…
Mais ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que ce syndrome soit si caricatural : plus on s’adresse à des gens aisés, donc des personnes qui ont normalement les moyens de prendre le temps de la réflexion et qui, en outre, ont généralement eu les moyens de se cultiver, plus les discours sont… comment dire… sont… glands ! Non vraiment, j’ai pas d’autre mot : glands.
Prendrait-on à ce point les amateurs de belles montres pour des sots qu’un brin de flagornerie suffise à les rendre prodigues :
« Entre performance et élégance, ce chronographe automatique affiche une lisibilité extrême… Ce chronographe aux finitions traditionnelles et raffinées est muni d’un mouvement mécanique haut de gamme ( un 7751 !!)… ce mythique instrument de plongée ne fait aucun compromis sur les qualités techniques qui ont forgé sa légende, et frappe par son look entièrement redessiné. La lunette surmoulée de caoutchouc s’anime de chiffres inclinés et de cannelures renforçant la note technique et la vocation à l’exploit… instrument exclusif, élégant accessoire pour le client connaisseur et collectionneur de montres… marque synonyme, à travers le monde, de performances, d’exception, d’art, de précision et de luxe contemporain…»
Pour les montres dites « de luxe », la jobarderie atteint tout de même des hauteurs où l’oxygène se raréfie ; comment cela peut-il encore fonctionner ?
Et si ce n’est le discours, c’est par des associations qu’on tente de nous faire croire au monde merveilleux de « Oui-Oui l’horloger » ; des belles voitures de sport à la Lune, ou Mars en passant par toutes les conquêtes du monde, tout est bon pour nous embrouiller et imprimer directement dans notre inconscient que telle ou telle montre est plus résistante, plus noble, plus horlogère même si l’on pense aux certifications dont les normes n’ont pas changé depuis 50 ans. Cela fonctionne t-il ? Personne, chez les acheteurs de belles montres, ne prend donc le temps de la réflexion ?
Remarquez, toutes les marques ne sont pas à la même enseigne. Il en va des dossiers de presse comme des discussions de salon : moins il y a de choses à dire, plus les propos sont ineptes. Les montres qui ont de l’intérêt se passent souvent de discours flatteurs ; quelque description factuelle suffit généralement. Voyez Hautlence.
Mais globalement, il semble que pour les objets de luxe, et pour les montres en particulier, le marketing le plus niais soit de mise et ce, à une époque où tout nous est expliqué, montré clairement et où donc (est passé ce cossard d’Ornicar ?) la finesse serait de rigueur. Le marketing a toujours été l’art de nous prendre pour des imbéciles, sauf que désormais, on sait qu’on est pris pour un nigaud. En sommes-nous à ce point que malgré tout cela fonctionne ou navigue-t-on en plein paradoxe ?
Pour ma fierté, j’espère la deuxième solution, mais alors : revoyez votre copie, messieurs les annonceurs !
:clin:
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L'effet physique du temps au 8ème de seconde...


Chers forumectateurs, bonjour Image
Quelques amis revenant de leur convolution en noces dans la baie d'Halong, j'ai, hier soir, songé qu'il serait sympathique de les inviter à dîner dans le meilleur restaurant vietnamien qui soit, celui de Richard donc, sans publicité aucune Image
Mais voilà : Richard est LE Monsieur montres de Paris, l'incontournable, l'inénarrable et géniale personne chez qui tous les grandes, les vraies rencontres horlogères se font.
Ca n'a pas loupé : moi qui pensais dîner peinard, j'ai croisé une bande de dingues de montres dont je préfère taire le nom car certains sont même présents sur ce forum Image
Il reste que, malgré mon envie de m'éloigner ne serait-ce que le temps d'une petite sauterie entre bonzes amis, j'ai passé ma soirée à admirer quelques montres qu'on ne voit pas bien souvent, pas même en boutique. Richard ne manquera pas de poster des photos, j'en suis certain...
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Parmi ces montres, une m'a tout particulièrement impressionné : la Habring² seconde morte et foudroyante de Monsieur Ed the Grocer de chez Chronomania.
Les photos et la vidéo que vous pouvez voir ci-dessous sont même les siennes. Merci à lui pour ça !
La montre est relativement (très relativement) simple et je ne vais pas la présenter comme un catalogue le ferait, mais je vais tenter de vous décrire l'effet que cette montre très originale m'a fait. Je sais : je vous raconte ma vie depuis le début, mais je suis narcissique, c'est comme ça. Si vous êtes déjà ennuyé par mon ego sur-dimensionné, allez lire ça, vous serez calmés.
Globalement, la montre me plait assez esthétiquement. Le cadran est très beau. Le mouvement est un Valgranges qui ne méritait probablement pas un fond transparent, mais c'est du costaud et de la très bonne qualité. La montre est un peu épaisse et revendique probablement par là son origine Autrichienne, mais Ed l'Engrosseur :wink: a très très bien su en tirer parti avec un bracelet magnifique et très épais en croco corné qui n'est pas celui des photos ci-dessous, et une boucle incroyablement poétique, inspirée et symbolique. Je vous laisse les mots clés suivants : vanité et Memento Mori ("écris un mémo pour te souvenir que tu vas mourir !")
Ce qui me plait vraiment incroyablement, c'est l'idée et l'effet que produisent ses complications (...de la montre, hein ? ...vous pigez ce que j'dis ?!)
Regardez bien : Trois aiguilles centrales, heure, minutes et secondes mortes, et un compteur posé comme une petite seconde avec une foudroyante.
Un coup d'oeil sur la montre laisserait penser qu'il s'agirait d'un chronographe... Mais non ! :shock:
Et c'est ça qui est terrible : cette trotteuse qui tourne pas à pas comme si on pouvait l'arrêter quelque part, et cette foudroyante qui fonce à la vitesse d'un balancier au galop qui indiquerait bien les huitièmes de seconde si tant est qu'on ait le temps de lire son indication, mais rien ne l'arrête.
Du coup, c'est stressant ! La montre provoque un véritable effet physique en contractant tout l'intérieur de soi-même à chaque regard sur son cadran : l'effet du temps qui passe, sensible à chaque seconde.
Comme on est tous masochiste (si si... c'est mon psy qui me l'a dit : c'est universel, on aime tous souffrir !), on prend le temps de la regarder cette montre. Ca devient ludique. Et poétique à la fois. Le ventre tout contracté (j'ai pas pu avaler mon nem au crabe à ce moment là !), on reste des minutes entières à regarder cette combinaison insolite - foudroyante et seconde morte - en songeant combien ça serait bien si on pouvait l'arrêter (la montre), combien ça serait bien si on pouvait l'arrêter (le temps).
La première montre que je vois de toute ma vie entière totale qui me provoque une telle réaction physique. Et j'ai beaucoup aimé...
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Encore merci à Ed le gros Sir
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Fond et surtout... détail de la boucle absolument superbe !
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VIDEO pour se faire une bonne idée


:horlogecoucou:

Ne cache rien, montre...


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Bregoultre Philistantin s’offre un coup publicitaire innovant en sortant une montre à prix coûtant.
Les marques s’intéressent de plus en plus aux fora horlogers pour obtenir quelques retours des vrais intéressés par l’horlogerie mécanique moderne. A ce titre, Bregoultre-Philistantin s’est arrêté sur une discussion du très célèbre forum d’Horlogerie-Suisse.com tournant autour du prix d’une « belle montre » ; il semble, d’après la polémique, que même les plus passionnés n’arrivent pas clairement à définir les différentes raisons des prix pratiqués par les diverses marques, d’autant moins que la plupart d’entre-elles – mais ça, beaucoup commencent à bien le comprendre – usent de stratagèmes tarifaires qui pourraient vite donner le mal de mer aux marins les plus avertis.
Georges Cullaz, président de Bregoultre-Philistantin, a depuis très longtemps souhaité que la marque soit la plus transparente possible à ce sujet :
G. Cullaz a écrit:Nous voulons que nos clients ne pensent au prix d’une montre qu’en tout dernier lieu, qu’ils choisissent un modèle parce qu’ils l’apprécient vraiment, qu’ils aiment l’horlogerie qu’il y a dedans, et qu’ils examinent leurs possibilité de financement (nous offrons d’ailleurs des solutions qui peuvent faciliter…) seulement après tout le reste.
La seule et véritable façon d’arriver à ce résultat est de faire des montres de très haute qualité, se concentrer là dessus, et de ne s’intéresser au prix de vente qu’en fin de production. En somme, nous produisons des montres et voyons seulement à la fin si elles se vendent ou pas ; mais nous somme confiants car nous offrons la meilleure qualité et nos clients le savent.
La confiance vient également du fait de la transparence : nous ne pratiquons pas des prix délirants et nous avons un budget markéting très raisonnable. Mon salaire, comme le salaire moyen de tous les employés, par secteur, sont régulièrement publiés dans le journal de l’entreprise, ainsi que les résultats trimestriels avec les bénéfices. Ces chiffrent ressortent souvent dans la presse horlogère et tout le monde a aujourd’hui compris que c’est la passion créatrice qui nous anime et non le profit.
Tout n’est pas si simple, bien sûr. Bregoultre-Philistantin vend des montres et se plie à la nécessité qu’a toute entreprise de faire des bénéfices et de croître. Pour cela, la marque n’invente rien, utilise les mêmes outils que n’importe qui et doit intégrer dans ses coûts de fonctionnement un marketing toujours plus cher. Mais la manufacture n’abuse pas des procédés publicitaires conventionnels et se fait davantage remarquer par des associations ou des évènements comme l’ouverture d’un centre en Ecosse ou le partenariat avec les chemins de fer Suisse et Français.
Cette fois-ci, Bregoultre-Philistantin se distingue en proposant une montre à prix coûtant.
La montre, créée en série limitée à 799 exemplaires, sera vendue au même prix chez tous les détaillants autorisés avec un livret explicatif justifiant du coût exact de chacune des opérations nécessaires à son accomplissement. C’est ainsi que vous pourrez lire le nombre d’heure de travail pour chacune des tâches qui sont faites avec un rappel des salaires horaires moyens par secteur de l’entreprise, le coût des matériaux, les frais d’utilisation des machines et de l’énergie, les frais de transport, de conditionnement, les frais administratifs, les marges moyennes des détaillants et les coûts publicitaires enfin qui donnent une idée, même assez grossière, de ce que peut coûter la montre simplement pour que l’entreprise ne perde pas d’argent.
Le résultat est une montre d’extrême qualité simple et très sobre, inspirée par la passion horlogère, qui sera proposée à un prix très en dessous de ce qu’on connaît pour ce type de gamme.
En faisant le "buzz", puisqu’il ne fait aucun doute que ces montres seront vendues très rapidement, Bregoultre-Philistantin fait d’une pierre trois coups :
- Beaucoup de ceux qui seront déçus et ne connaissaient pas la marque vont désormais s’y intéresser de près et constater qu’effectivement, ces montres sont toutes inspirées par l’envie de réaliser de vrais objets horlogers dans le sens le plus traditionnel du terme.
- La marque réalise un vrai « coup » publicitaire à moindre frais, sans partenariat ni parrainage et sans ambassadeur dispendieux.
- Elle conforte définitivement son orientation purement haute-horlogerie et la transparence de son aspect commercial pour qu’on ne soit intéressé par une Bregoultre-Philistantinuniquement parce qu’elle est une vraie belle montre.
Mais il convient de parler de la montre elle même, puisque c’est là l’objectif principal de cet évènement.
Simple, élégante, raffinée, cette montre est malgré tout une petite merveille technologique puisqu’elle répond aux tests de chronométrie avec une précision telle qu’un Witschi semble insuffisant pour déceler les écarts éventuels. Le cœur de cette extrême horlogerie est le double spiral complètement amagnétique qui reprend